Questions posées par les internautes et les réponses données par le maître de l'Institut. Seules les réponses non personnelles sont pulbiées.
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N'est-il pas utile au début de rechercher la solitude et de renoncer à ses activités dans le monde ? |
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Le renoncement est mental, il ne faut pas se retirer dans une forêt où un monastère. L'essentiel est de veiller à ce que l'attention ne soit pas tournée vers les objets extérieurs, mais que l'attention s'intériorise.
Aller à tel ou tel endroit, abandonner ou conserver son travail, sont des choix qui n'appartiennent pas vraiment à l'individu. Toutes les activités que le corps doit accomplir sont déterminées au moment où il vient au monde. Votre seule liberté, c'est d'intérioriser votre attention et de renoncer aux activités qui se déroulent. |
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Dans les ashrams, je vois de nombreux pratiquants prier. De quelle utilité cela puisse être ? |
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Le sens de l'ego doit décroître et l'instrument de sa destruction peut-être la dévotion. C'est une des grandes pratiques spirituelles, principalement destinée à ceux qui croient fermement en Dieu. Par le service et la prière, le sens de l'ego diminue, ainsi que les actions destinées à satisfaire les sens. Le détournement de l'attention de ces objets extérieurs est bénéfique, si toutefois aucune fierté ne s'en ressent.
Mais la prière n'est pas une technique à ajouter au jnana yoga. Une pratique correcte ne consiste pas à prendre un peu de tout et de tout mélanger. |
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Je suis un enseignement zen. Je n'ai pas compris un soutra [..], pouvez-vous me l'expliquer ? |
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Shen Hsiu écrivit :
Le corps est l'arbre de la boddhi L'esprit est comme un miroir brillant dressé Prenez soin de l'essuyer constamment Afin de ne pas permettre à la poussière d'y adhérer.
Le lendemain apparaît le poème de Hui Neng :
Il n'y a pas d'arbre de la Boddhi Ni miroir brillant dressé Puisqu'intrinsèquement tout est vide Où donc la poussière pourrait-elle adhérer ?
Le premier poème décrit la pratique comme étant celle de purifier le mental. Dans ce poème, l'esprit, le mental, est le reflet de notre véritable nature.
Son auteur voit la méditation comme étant le moyen de ne pas s'attacher aux pensées (la poussière). Il conseille donc de méditer tous les jours afin de se détourner des désirs pour laisser briller notre véritable nature.
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Le deuxième poème dit que le corps n'est pas le siège de notre véritable nature. Et l'esprit n'existe pas. Il n'y a donc pas de travail à faire sur le mental.
L'auteur du deuxième poème comprend donc la vérité telle qu'elle est ; ce que le premier poème décrit comme un esprit n'est qu'un ensemble de pensées qui n'a pas d'existence autonome. La réalité est au-delà des pensées. Il est donc futile de passer son temps à essayer de les purifier.
C'est donc l'auteur de ce deuxième poème qui reçut la transmission de son maître. |
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L'effort dans la pratique est-il nécessaire ? |
Au début, on médite par intermittence et par la suite, on médite sans interruption. À ce stade, vous réalisez que la méditation se fait sans effort, quelle est votre véritable nature. Auparavant, l'effort est nécessaire.
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